Voilà maintenant plus de trois jours que l’ETG a reçu une correction, une leçon, appelez-ça comme vous le souhaitez, sur la pelouse du promu nantais (3-0). Que retenir d’un match qui, dans le contenu et l’envie, est quasiment similaire à la contre-performance face à Lille où les Roses avaient été sèchement battus sur le même score ?

Un énorme laxisme défensif entraine les trois buts, tous trois venants de percée sur nos flans droits et gauches.  Le premier est un manque de concentration, de sérieux, il est inadmissible d’encaisser un but en Ligue 1 après seulement deux minutes de jeu. Une perte de balle au milieu de terrain, un ballon mal négocié par Laquait et un Djordjevic laissé libre par la défense nous font encaisser un deuxième but après seulement 34 minutes de jeu. En deuxième période aucune amélioration, Deaux a tout le temps de centrer sur Djilobodji qui prend l’ascendant sur Sabaly avant de marquer. La messe est dite en 65 minutes.

Un manque d’application offensive coûte cher au vue du résultat final. Angoula et Bérigaud gâchent deux très bons ballons qui auraient pu remettre l’ETG sur les rails et donner un nouvel élan à la rencontre. Il n’en fût rien. Les maigres tentatives en seconde période ne donnent rien et Rémy Riou passe une soirée tranquille à profiter de l’ambiance.

Comme face à Lille, du non-jeu, très peu d’envie, pas de réaction après chaque but qui les enfonçait un peu plus. Une remise en question est à souhaiter très rapidement, avant que la situation ne devienne vraiment compliquée et pas que préoccupante. Ce match a été aussi inquiétant que celui de Lille… Et pourtant, après le match face aux Girondins de Bordeaux, on pouvait constater une amélioration, un retour progressif vers un début de saison prometteur. A Nantes, il n’en fût rien. Face à un concurrent direct pour le maintien, l’ETG s’est fait balayer sans avoir son mot à dire, avait-il quelque chose à dire d’ailleurs ? Nantes a été bon, mais les Roses n’étaient pas présents, avec une seule équipe sur le terrain, le résultat est sans appel. Pourtant il aurait pu se passer quelque chose, s’ils avaient su jouer correctement et s’appliquer comme ils avaient réussi à le faire durant les premières journées de championnat, la rencontre aurait pu s’équilibrer.

Maxime Blanc a disputé son premier match dans un contexte très compliqué, il avait envie, et était demandeur. Mais être seul à tirer une équipe devient très compliqué, surtout quand les cadres (Sorlin, Barbosa) ne répondent pas présents. Cédric Cambon a également essayé de pousser son équipe vers l’avant, il tentait désespérément certes, mais le match était déjà plié et son équipe prête à rentrer à la maison. Voilà quatre matches que les Croix de Savoie n’ont pas gagné et n’ont pas conforté, rassuré leurs supporteurs.
Après la rencontre, Sorlin a même déclaré que lui et les siens devraient, à l’instar de la saison passée, batailler jusqu’en mai pour se maintenir. Adopter si tôt cet état d’esprit n’est pas le meilleur moyen pour passer à côté de plusieurs rencontres capitales ?
Les Roses ont deux semaines pour réagir, se ressaisir et préparer la réception d’un autre promu et concurrent direct au maintien : Guingamp.
Avec les éventuels retours de Ehret et Ruben, le secteur offensif devrait rebondir, le reste doit suivre, et palier aux suspensions de Barbosa, Koné et Bertoglio.
La réaction est obligatoire, et surviendra.

Alexandre Muffon (sur Twitter : @AlexMuffon)