Sidney Govou est de retour dans le groupe qui se déplace à Rennes, et est intervenu sur les ondes de RMC :

C’est un peu de la facilité comme je n’ai jamais triché sur la vie que j’ai pu avoir. J’entends ‘il était ici, là-bas’. Ici, aller dehors, c’est très compliqué. Je suis quelqu’un d’assez casanier et encore plus ici. Je me sens bien chez moi. J’ai une vie tout à fait pépère. J’ai dû aller une ou deux fois sur Annecy, idem au restaurant sur Evian. J’ai toujours des attaches à Lyon et dès que j’ai quelques jours de repos je vais à Lyon. Si on me voit, tant mieux. Mais j’aimerais qu’on me voie aux bons endroits. C’est facile de dire qu’on a vu Govou à tel endroit. Je vis avec mais avec l’âge ça commence à être pesant.

Le racisme existe dans le foot. Sepp Blatter fait une grosse erreur. Il ne faut pas banaliser le racisme. Le racisme, c’est grave. Même si c’est dans le jeu, c’est un réflexe que personne ne devrait avoir. J’ose espérer qu’il s’est égaré. J’ai souvent dit que si j’ai entendu des cris racistes, tout le monde les a entendus. Ca me touche mais ça devrait toucher tout le monde. J’ai entendu ça en Grèce, en France. Mais en France on fait la sourde oreille, alors qu’en Grèce on te le dit en face.

C’est une grosse fierté. Je ne le cacherai pas. Tout n’a pas été si facile que ça dans ma carrière de footballeur, notamment au départ. On m’avait prédit une fin de carrière assez rapide, que je n’allais pas passer, que je n’allais pas y arriver. Quand je regarde en arrière et que je vois que j’arrive à 300 matches, je suis très fier de ce que j’ai fait.