Finale CDFA événement exceptionnel, journée exceptionnelle. Une semaine après la finale de la Coupe de France, le soufflé est retombé et c’est le moment de raconter avec du recul cette journée qui restera fondatrice dans l’histoire de l’ETGFC.

Si j’avais fait le choix de vouloir vivre cette journée au sein des supporters, j’ai quand même profité de l’occasion que le PMU m’offrait pour vivre cette soirée au sein d’une loge du Stade de France. Ainsi, pour le transport, je l’ai fait avec ODS radio, qui a eu la très bonne idée de remplir un bus de supporters en leur offrant non seulement la place, mais aussi leur siège dans le bus affrété à cette occasion.

Rendez-vous le matin à Annecy, où la moitié des gagnants ont pris le bus pour rejoindre l’autre moitié, partie d’Archamps et Annemasse. Dès le départ, les animateurs et journalistes d’ODS Radio et La Radio Plus font en sorte que l’ambiance monte petit à petit. Pas l’ambiance des bus de supporters mais une ambiance proche de celle du Parc des Sports. Ces gagnants sont ces mêmes personnes qui découvrent petit à petit le club et commencent à l’apprécier. C’est pour cela que les inviter au Stade de France est une brillante idée, car c’est l’occasion pour eux de s’inscrire dans la jeune histoire du club.

Bus supportersPartis parmi les derniers bus, nous sommes donc parmis les derniers à arriver en région parisienne et à profiter de l’escorte policière. Le dernier arrêt avant l’escorte était également très symbolique sur le côté fair-play, familial et sympa de nos supporters.

Une fois garés aux abords du Stade de France, le premier constat est très clair : les supporters des Croix de Savoie dominent en nombre. Pas seulement dans leur zone de parking, mais puisqu’on a pu faire le tour du stade, un peu partout autour. A leur décharge, les bordelais sont pour partie arrivés plus tôt pour assister à la finale de la Coupe Gambardella jouée par leurs jeunes.

Autour du stade, l’ambiance est bonne, très bonne même. Les chants sont lancés et repris, quelques verres sont partagés entre supporters. On retrouve certains amis savoyards autour du stade qu’on avait pas vu depuis quelques temps… La fête se prépare petit à petit, et on sent déjà que quelque soit le résultat, elle sera belle.

Le début du match approche, et les supporters commencent à entrer petit à petit, c’est donc à ce moment qu’on entre aussi, ne voulant pas en perdre une miette. Invités donc en loge par le PMU, on bénéficie non seulement du confort de la loge, mais surtout du grand avantage de pouvoir entrer avec un appareil photo, ce qui m’a permis de vous ramener ces quelques clichés. Le constat en découvrant l’intérieur du stade est sans appel : les savoyards sont bien là, en masse, en couleur et en volume sonore.

SupportersL’avant match est rondement mené par le programme proposé par les organisateurs et les deux speakers. On remarque que dans les ultimes minutes avant le match, les deux camps de supporters se répondent sans cesse, essayant dans le bon esprit d’imposer sa voix sur l’autre.

C’est alors l’entrée des joueurs, où les supporters des roses donneront tout ce qu’ils ont de voix pour jouer leur rôle. Un moment particulièrement symbolique, quand on se rappelle d’où ce public partait en terme d’ambiance à Annecy il y a seulement 3 mois.

Dès le coup d’envoi, les assauts bordelais vont petit à petit motiver leurs supporters et tétaniser les nôtres. Ensuite on l’a tous vécu, une mi-temps dans l’angoisse de ce que serait la seconde, tout en imaginant que Pascal Dupraz ne pourrait pas laisser ses « sales gamins » passer au travers de la finale complète.

Les murs ont donc dû trembler, et cela a permis à l’ETG de se reprendre en seconde période, nous laissant longtemps espérer à des prolongations. La suite on la connait.

Ma première réaction après le match était « Déçu, mais fier ». C’est toujours le cas, et c’est un sentiment qui me semble partagé par beaucoup de monde. Les joueurs ont tout donné, et pour cela les erreurs sont pardonnées. Mais fier aussi de ces joueurs, de cet entraineur et tout simplement de ce club, car il a démontré que ce n’est pas le petit club de paysans que beaucoup lui prêtent.

On nous annonçait une éimination contre le PSG, on est passés. On doutait de nous en demi-finale, on gagne 4-0. On nous voyait déjà en Ligue 2, on se maintien. On nous qualifiait d’équipe ennuyeuse, on a marqué le plus beau but de l’année. On nous promettait une finale ennuyeuse et sans but, on a eu beaucoup de buts et beaucoup de suspense. On voulait nous faire jouer à Charlety, on a finit par remplir très correctement ce stade de France, malgré le vendredi. On nous disait qu’il y aurait peu de supporters de l’ETG, on était plus nombreux que  ceux de Bordeaux.

Stade de France

 

Et en plus de cela, cerise sur le gâteau, on a pu lire et entendre de très nombreux commentaires soulignant le bon comportement de nos supporters. Non seulement la police, les journalistes, mais aussi les supporters de Bordeaux, qui ont reconnu l’incroyable ambiance mise par les nôtres. Lorsque les supporters aquitains ont lancé la ola à 1-0 pour eux, les supporters de l’ETG l’ont poursuivie, ce qui leur a valu d’être applaudis par le camp adverse. A la fin du match, les joueurs de l’ETG aurait pu faire un tour d’honneur complet, je suis certain que les supporters de Bordeaux les aurait chaleureusement applaudis, ce qu’ils ont fait à distance pour féliciter l’attitude combative des vaincus.

Et pour preuve que malgré la défaite, la fête était belle pour les supporters de la Yaute, ce sont eux qui ont squatté le Stade de France le plus longtemps après le match, continuant à chanter en séchant leurs larmes.

L’ETG continue de grandir et a prouvé vendredi dernier que le club avait un public prêt à suivre quand les joueurs respectent les valeurs du club et de la région. Si la victoire aurait apporté plus de joie, une coupe, un peu d’argent et une qualification en coupe d’Europe, cette finale a de toute façon apporter au club un bien inestimable et qui peut fructifier dans les années à venir : de l’amour.

Maintenant, on ne peut que souhaiter que l’amour réciproque perdure. Il faut pour cela l’entretenir, et une fois de plus, c’est un travail à 2, avec d’un côté le club et de l’autre le public. Si chacun y met du sien, l’avenir sera sans doute radieux.

J’en profite pour remercier ODS Radio et le PMU pour nous avoir invité dans de si bonnes conditions.