Rien ne va plus entre le président de l’ETG et son entraîneur. En effet, suite à une fuite dans la presse condamnant Bernard Casoni en fin de saison, Patrick Trotignon a réagi et ce n’est pas du goût du technicien. Rappel des faits.

On le savait déjà, si les deux hommes se respectent professionnellement, Bernard Casoni et Patrick Trotignon sont déjà depuis quelques temps campés sur des points de vue différents. Au départ, le président de l’ETG reprocherait à Bernard Casoni de rater des séances de décrassage de son équipe pour privilégier un aller-retour vers la Corse pour raisons personnelles. De plus, le fait que Bernard Casoni vive toujours à l’hôtel serait preuve pour le président de son manque d’implication.

Et puisque le contrat de l’entraineur se terminait en juin 2012, le président avait décidé de réunir son conseil d’administration pour décider du renouvellement ou non de son contrat. Mais le président pense que Bernard Casoni ne s’implique toujours pas assez dans le club et préfère que son contrat ne soit pas renouvelé. Décision étant prise, il n’était pas prévu d’en faire état publiquement, mais l’information a fuité et le Dauphiné Libéré en a parlé, et ceci à quelques heures de noël à peine, alors que toute l’équipe est partie en vacances.

Mauvais timing déjà, mais en plus on est en droit de se demander qui est à la base de la fuite également…

Suite à cela, Patrick Trotignon a accepté l’invitation de RMC pour répondre à ce début de polémique ce lundi soir, où il a confirmé l’information :

Je confirme cette information parce qu’elle est réelle. Pour autant, je regrette qu’elle soit sortie parce que ce n’était pas le bon moment. On était à 48 heures de Noël. Mais avec le conseil d’administration, nous avons décidé de ne pas prolonger le contrat de Bernard Casoni . Notre projet prévoit une implication plus importante de la part du coach. Mais on n’en veut pas à Bernard. C’est juste qu’il ne peut pas s’impliquer au mieux pour des raisons familiales. Ce que nous souhaitons, c’est un coach qui vive en Haute-Savoie.

Et avant même son retour à l’entrainement jeudi, Bernard Casoni a réagi avec force à ces propos :

C’est leur choix et leur problème. J’attends la reprise de l’entraînement pour m’expliquer. Moi, je n’entre pas dans la vie privée des gens…

Affaire à suivre donc, mais exiger du futur entraineur qu’il ne passe pas son temps libre hors du département va sans doute faire fuir les meilleures pistes…