Après Cédric Barbosa, c’est Bernard Casoni qui a répondu aux questions d’un journal local de Sochaux : Le Pays.

Bernard Casoni, voilà très longtemps que votre club n’avait pas traversé de moments difficiles. C’est aujourd’hui le cas. Quelle est l’ambiance à Évian ?

C’est l’ambiance d’un club qui est 17 e du classement, et qui se retrouve en déficit de points. On aurait aimé avoir un peu plus d’air, mais ce n’est pas le cas.

Votre premier mois de compétition était pourtant porteur d’espoirs…

Oui c’est vrai, on a bien négocié le mois d’août, mais ensuite on a perdu ce match chez nous contre Dijon. On a aussi connu de bonnes périodes contre Paris ou Saint-Étienne, mais la réussite nous fuit un petit peu. À nous d’aller la chercher. En tout cas, je pense qu’on aurait très bien pu compter trois ou quatre points de plus au classement.

Votre équipe reste sur huit matches de championnat sans succès. Mais quel est le contenu de vos matches ?

Franchement, il y a de bonnes choses. Malheureusement, il y a aussi toujours ces petites erreurs que l’on paie cash.

Sont-elles dues à l’inexpérience globale de vos joueurs ?

Non, je ne pense pas, car on des joueurs d’un certain âge. C’est plutôt un manque de concentration.

Vous restez toutefois à l’aise à l’extérieur (4 nuls, 1 défaite). Pourquoi ?

Peut-être qu’à domicile, on s’expose un peu plus, et il y a plus souvent des faits de match qui nous sont contraires. Franchement, je ne sais pas, parce qu’on n’est pas forcément plus prudents à l’extérieur. Sinon, ces bons résultats loin de chez nous, c’est aussi ce qui faisait notre force en Ligue 2 la saison dernière.

Une autre statistique concernant votre équipe : elle est dernière, et d’assez loin, au classement du fair-play. Êtes-vous trop nerveux à Évian ?

Je reconnais qu’à un moment donné, on fait preuve d’une certaine nervosité oui, une sorte de fébrilité. Si on avait plus de certitudes, ce serait moins le cas, forcément. On perd un peu de notre lucidité parfois, et c’est dommage.

Un match très important vous attend samedi à Bonal. Considérez-vous Sochaux comme un concurrent pour le maintien ?

Que ce soit le cas ou non, on devra de toute façon ramener un résultat de là-bas. Si on veut avancer, il faut engranger des points maintenant. Et pour ça… eh bien il faudra voir quels ingrédients on mettra dans notre jeu. On est capable de faire quelque chose à Sochaux, mais tout dépendra du contenu de notre prestation cette fois.

On dit votre place d’entraîneur d’Évian de plus en plus menacée. Comment le vivez-vous ?

Je reste concentré sur mon équipe, sur mes joueurs, point. De toute manière, je sais très bien qu’il n’y a que là-dessus que je pourrai me défendre.

Source : Le Pays