A quelques jours du match à Sochaux, Cédric Barbosa répond aux questions d’un journal local, L’Est Républicain.

Ressentez-vous déjà une pression particulière avant d’aller à Sochaux ?

La pression, ce sont les médias qui la mettent. C’est vrai qu’on vit un moment difficile. C’est même un peu nouveau ici après ces années de réussites et de montées successives. On est en dessous du tableau marche fixé surtout parce qu’il nous manque 3 ou 4 points. On n’aurait pas démérité de les avoir…

Quels matchs vous ont frustré jusqu’ici ?

Déjà, Paris ! On arrive à faire l’exploit de mener 2-0 et on se fait égaliser. Contre Caen, on mène 2-1 à onze contre dix et on finit par perdre 4-2. Sur Ajaccio, j’ai un mauvais goût dans la bouche. Le nul est arraché in extremis alors qu’on devait prendre les 3 points. Contre Brest, on est à 2-0 à la mi-temps et on ne gagne pas. Aucune de ces équipes était au-dessus de nous. J’inclus encore le dernier match de Saint-Etienne. On perd alors qu’il y avait la place…

Au final vous cherchez encore votre match référence ?

On le cherche. j’espère qu’on, va vite le trouver. Pour l’instant on a été bon sur des 45 minutes, sur une demi-heure, sur une heure. Il faudrait au moins l’être sur une heure vingt au minimum.

Bernard Casoni parle de sautes de concentration qui peuvent ruiner vos efforts en 2 ou 3 minutes ?

On a un problème de concentration, d’erreurs individuelles tout simplement. Mais ce n’est pas fatal. Si on arrive à gommer ce défaut, j’ose croire qu’on ira vers de bons résultats. Il ne manque pas grand chose. Juste une prise de conscience. Les qualités sont là. Et les automatismes vont commencer à payer…

Dans votre vécu, avez-vous capté la recette du maintien ?

Dans une spirale négative, il est toujours dur d’en sortir. C’est arrivé à Lens la saison passée. Il faut un mental fort. Savoir se surpasser, batailler sur tout, éviter surtout les conneries et de basculer dans le laisser-aller parce qu’on est frustré par certains matchs…

Que voulez voir avant tout à Sochaux ?

Des progrès, c’est clair. On sait que ça sera compliqué, qu’on ne gagnera pas nos matchs 3-0. On a été pénalisés par certains signaux forts : blessures, suspensions, manque d’efficacité… Mais je reste persuadé qu’on peut gagner 1-0, 2-1. On sera capable de s’accrocher contre n’importe qui.

Vous serez-là pour apporter votre pierre ?

J’étais blessé puis suspendu pour les deux derniers matchs. Mais je reviens, je suis dispo. C’est le coach qui fera son choix…

Vous avez groupe assez étoffé…

Pléthorique même avec 29 joueurs. La concurrence va nous aider à avoir ce mental fort que réclame la situation. C’est très positif. Chacun sait qu’il doit s’accrocher pour avoir sa place.

A 35 ans, vous n’êtes pas le doyen de cette équipe, mais quel est votre secret de longévité ?

J’ai encore faim, j’ai surtout conscience qu’on fait un beau métier. A mon âge, même après toutes mes galères et blessures, je ressens encore l’envie d’apporter, de prendre du plaisir…quand c’est possible ! Après, le club a les moyens de fournir assez de kinés, alors je me m’appuie sur eux tous les jours.

Source : L’Est Républicain