Depuis le début de la saison, les joueurs de l’ETG n’avaient jamais encore raté un match comme celui là. Vous penserez alors à celui joué à Marseille, mais on pourra les excuser pour celui là qu’il aient joué longtemps à 10 contre 11. Hier à Rennes, c’était un ETG de Ligue 2 qui s’est fait éliminer.

Et pourtant, à l’image des deux buts marqués et de la barre, on a pu voir qu’il y avait la place pour passer quand même. Pendant 20 minutes et à quelques rares exceptions près dans le match, on a vu la qualité réelle de ce groupe, capable de construire et de se créer des situations chaudes.

Mais hier, on ne peut que constater une faillite collective. Pablo Correa parle d’une équipe qui a failli arracher les prolongations. C’est vrai, mais c’est aussi une équipe qui a failli, tout court.

Jamais cette saison on ne sera passé autant à côté de notre sujet. Un manque flagrant d’envie, de considérables déchets techniques, des passes ratées à la pelle. Rien n’allait. Lorsque Cédric Barbosa, servi en seconde période seul dans la surface à la conclusion d’une belle construction, mettra son plat du pied largement au dessus, on avait compris que si même lui n’y était pas, on y arriverait pas. Plus tôt, Julien Feret mettait la même (et même de plus loin) dans le but de Stephan Andersen.

C’était pas la journée, si bien qu’au final, la motivation n’est réellement arrivée qu’au moment du 3eme but de Rennes. Avant cela, on avait pu voir surtout Dja Djédjé et Govou se démener pour proposer des solutions et parfois Aldo Angoula faire des percées. Kévin Bérigaud, de retour de blessure, aura aussi eu un match difficile en pointe, mais il aura fait de beaux efforts. Sinon l’homme du match côté ETG reste Stephan Andersen, qui a permis à l’équipe de ne pas repartir avec un 5-0. Et un tel scénario était largement possible.

Mais si Pablo Correa dit ne pas avoir apprécié le travail défensif de son équipe défensivement, que peut-on dire de ses choix tactiques ? A commencer par celui d’écarter Ali M’Madi de son groupe, alors qu’il devait déjà aussi se passer de Yannick Sagbo suite à une petite blessure. Résultat : il a débuté la rencontre avec Nicolas Farina comme homme le plus offensif. Evidemment, arrivé à 2-0 puis 3-0, il n’avait aucune solution pour ajouter un homme en attaque…

Il aurait alors pu faire 3 changements. Soit pour faire tourner son effectif dans cette période difficile (3 matchs compliqués en une semaine), soit pour apporter des solutions en modifiant son système ou en apportant de la fraicheur. Résultat : Pablo Correa n’a effectué que deux changements sur les 3 possibles, et s’est contenté de remplacer Aldo Angoula par Cédric Cambon lors de la blessure du défenseur central, puis Kahlenberg par Farina, en poste pour poste. Si Farina a effectivement apporté par son envie et sa fraicheur, on ne comprend pas pourquoi Correa n’a pas utilisé un autre de ses remplaçants pour apporter de la percussion. Daniel Wass aurait été un parfait joker en remplacement de Cédric Barbosa, revenu de blessure et clairement pas à son aise dans ce match là.

Une faillite collective donc, des joueurs qui ont attendu d’être menés 3-0 pour réagir à l’entraineur presque trop refroidi pour lui aussi insuffler la réaction à ses joueurs.

Plus à cause de la manière que de l’élimination elle-même, il va falloir réagir samedi. Mais ça ne sera pas simple, parce qu’en face, il y aura un OM en pleine bourre, qui avait battu l’ETG au match aller.

Si ce match à Rennes pourrait nous rappeler le non-match à Marseille au match aller, souhaitons que le match de samedi sera comme le match de coupe de France contre l’OM l’année dernière…