Très sollicité en ce moment, on peut retrouver ce matin dans l’édition du jour de l’Equipe une interview de Pascal Dupraz. Il y revient sur son regret que ses joueurs, contrairement à lui, soient parfois trop lisses dans leur comportement :

Jamais ils ne se font une remarque un peu forte. On n’est quand même pas obligé de se dire : « S’il te plaît, est-ce que je pourrais caresser l’espoir que tu te replaces ? » On peut être plus direct : « Écoute, tu peux te bouger le cul ? ».

Sans espérer en arriver là, il cite en exemple ce qu’il se passait à Toulon lorsqu’il était joueur :

Il ne se passait pas une semaine sans qu’il y ait une bagarre – je ne suis pas en train de dire que c’est bien – mais le week-end, le groupe était en éveil…

Il parle également de lui, de son expérience aux Nations Unies :

J’ai eu des parenthèses où je me suis accompli en tant qu’individu. J’ai travaillé aux Nations unies, au Haut-Commissariat pour les réfugiés. J’ai beaucoup appris, sur moi, sur les autres.

Enfin, il parle de son avenir, et dit une fois de plus qu’il ne s’interdit pas d’aller entrainer ailleurs qu’aux Croix de Savoie :

J’ai beaucoup de fierté. Elle me guide beaucoup. Je ne voudrais pas qu’on dise de moi que le club est descendu alors que j’en étais l’entraîneur. J’aurais pu rester tranquillement au poste de directeur sportif. Ce n’était pas évident de reprendre après Pablo Correa. Donc, oui, je crois que je pourrais entraîner ailleurs. L’envisager aussi…

Il résume en tout cas sa pensée en une seule phrase :

Le foot, c’est merveilleux. Je ne m’imagine pas vivre sans le foot. Je fais ça depuis que j’ai cinq ans.