Evian Thonon Gaillard, « arrivé en Ligue 1 un peu vite »

« Brest n’a aucune assurance », titre fièrement le tout nouveau site Internet du promu savoyard à moins d’une semaine d’effectuer ses premiers pas en Ligue 1 sur la pelouse finistérienne de Francis Le Blé. Passé en un éclair du National à la Ligue 1, avec à la clef un titre de champion de France de Ligue 2 en mai dernier, Evian-Thonon-Gaillard (ETG) est l’une des attractions de cette nouvelle saison de Ligue 1. Pour deux raisons.

Un, le club compte parmi ses actionnaires les glorieux anciens Zinedine Zidane et Bixente Lizarazu venus dans le sillage de Franck Riboud, le PDG de Danone. Deux, il a réussi l’un des gros coups du mercato en recrutant Sidney Govou qui a mis un terme à son aventure grecque après une saison au Panathinaikos. « J’ai encore l’envie. J’aime jouer, m’entraîner. J’aime le goût de l’effort, du collectif », expliquait lors de sa signature le multiple champion de France.

« Sidney, c’est un palmarès, un joueur de l’équipe de France, ça ne peut être qu’un bien », commente d’ailleurs Olivier Sorlin qui a rejoint le club l’an passé. Habitué aux joutes de la Ligue 1 (251 matchs) l’ancien Rennais ne s’inquiète pas, « le niveau, on l’a puisqu’on est monté ! Après, tout dépendra de notre début de saison. C’est important de partir sur de bonnes bases. A ce niveau là, le club est très intelligent. Il recrute chaque année trois-quatre joueurs pour apporter un plus, c’est encore le cas cette année. » En plus de l’ancien lyonnais, Jérôme Leroy (ex-Rennes) ou Fabrice Ehret (Cologne) notamment sont venus renforcer l’effectif haut-savoyard.

L’entraîneur Bernard Casoni, sacré meilleur entraîneur de Ligue 2, joue l’humilité. « Nous allons essayer de faire du Evian », disait-il au début de préparation à l’agence Reuters. « Nous avons encore l’ossature du National avec tout ce que cela comporte comme l’envie de découvrir la Ligue 1 et l’envie de progresser ». Le président Patrick Trotignon abonde dans le sens de son entraîneur : « Nous sommes arrivés en Ligue 1 un peu vite mais ce n’est pas pour cela que nous voulons redescendre de suite ». Sûrement échaudé par l’exemple Arles-Avignon, large lanterne rouge l’an passé, le président de l’ETG prévient : « Je sais ce qui nous attend ».

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