C’est le truc à la mode chez les journalistes, les blogueurs et autres observateurs du football.

Un peu comme pour se rassurer, ils ont besoin de comparer ce qu’ils ne connaissent pas avec quelque chose qu’ils connaissent. Du coup, ils comparent aisément Evian-Thonon-Gaillard avec le parcours d’Arles-Avignon.

Certes c’est une histoire de plusieurs villes dans le nom du club. Certes les deux clubs ont monté très vite vers l’élite. Certes les deux jouent dans un stade un peu indigne de l’élite. Certes les deux ont enchainé deux montées.

Mais finalement, la comparaison s’arrête là.

On nous parle d’un recrutement digne d’Arles-Avignon, en nombre et en qualité. Et pourtant actuellement, seulement 5 joueurs ont rejoint l’effectif. Arles-Avignon avait atteint le chiffre historique de 16. Pendant ce temps là, Dijon a déjà fait signer 11 joueurs. Et pourtant eux n’ont pas droit à la comparaison. De plus, entre deux grecs rouillés qui ne parlent pas français et Govou et Leroy, je sais même pas comment on peut oser comparer, pour ne citer qu’eux.

Arles-Avignon est monté deux fois de suite en terminant 3emes. L’ETG a enchainé deux titres de champions.

Actuellement, selon le recrutement, seulement 3 joueurs seront nouveaux dans le 11 type. Avec un latéral et un défenseur central, on monterait au plus à 5, soit même pas la moitié.

Arles-Avignon a changé de président et d’entraineur pendant l’intersaison avant la Ligue 1. Pas l’ETG.

Arles-Avignon avait un budget de 18 millions d’euros. L’ETG, c’est 26 millions, soit presque 50% de plus.

Conclusion : on s’aperçoit qu’il n’y a vraiment pas beaucoup de bases de comparaison entre Evian-Thonon-Gaillard et Arles Avignon. Alors messieurs, voyez un peu plus loin que de simples détails pour faire une vraie comparaison.