A chacune de ses interviews, c’est un tsunami de franchise qui se déverse. Et dans le football d’aujourd’hui, c’est tellement rare que ça n’en est que plus agréable. Jérôme Leroy n’a pas attendu la fin de sa carrière pour parler et hausser le ton, bien au contraire, mais il n’a pas non plus lâché sa franchise légendaire. Preuve en est encore dans son interview du jour dans le journal L’équipe.

Vous avez déjà pu en lire l’essentiel depuis hier soir, Jérôme Leroy dit sa vérité dans les colonnes du journal, et n’épargne personne pour éviter de blesser.

A commencer par les réactions suite à son doublé face à Marseille :

Mais bande d’abrutis ! Tous les mecs qui pensaient que j’étais cuit, que je ne faisais pas le nécéssaire, que je m’en foutais…

Dommage qu’on ne sache pas qui représente ce « on ». Parce que plusieurs observateurs (journalistes, supporters…) ont en effet observé que le milieu de terrain était un peu moins impliqué dans le groupe à l’entrainement, ça laissait forcément croire à cela.

Mais celui qui en prend pour son grade, c’est Bernard Casoni :

On avait pas la même conception du foot, tout simplement. Au début il a essayé de jouer avec un numéro 10, mais je pense qu’il ne maitrisait pas. Il est revenu à ce qu’il savait faire : deux lignes de quatre, bien défendre.

Avec la marge de progression de certains, qui n’ont jamais connu le haut niveau, on est passé à côté de quelque chose. Mais comme on ne travaillait pas…

Il m’a dit : « Laisse, ils ne peuvent pas faire. Il a les pieds carrés, il les aura toujours. » C’est ça un entraineur ?

Parce que toi avec ta conception de défendre, tu respectes le foot ? J’essaye de faire des choses qui sortent de l’ordinaire, parce que le foot français c’est le catenaccio, on est en retard sur tout le monde.

Un vrai décalage d’idéologie entre les deux hommes qui explique que Leroy ait été écarté petit à petit du groupe.

Le temps alors d’évoquer son avenir, à l’ETG ou ailleurs :

Moi, mon objectif, c’est les vacances dans quatre mois, Kahlenberg c’est l’Euro. J’ai fait 4 minutes contre Sochaux, zéro à Auxerre. A ce rythme, je pense que dans 4 mois, je peux rejouer… Il faut regarder la réalité en face. On m’a mis contre l’OM parce qu’il fallait faire tourner. J’ai vu un stade avec des projecteurs, je suis entré, ça s’est bien passé, on a éteint la lumière, et je suis reparti. Ca a marché et tant mieux, mais j’aurais pu passer au travers et on aurait dit que j’étais cuit.

J’arrive à un âge ou je ne ferai pas n’importe quoi. Ce sera une question d’offre et de demande. Mais après tout ce que je vous ai dit, je pense que je peux mettre la clé sous la porte.

Et bien nous, à l’ETG ou ailleurs, on espére bien que Jérôme Leroy continuera à alimenter le foot français. Pour son expérience dans un centre de formation, pour son franc-parlé dans un média… Peu importe, mais des Jérôme Leroy, avec ses pieds, sa tête et sa parole, on en veut définitivement d’autres !

Lisez cette interview complète en achetant le journal l’équipe du jour, et retrouvez le journaliste qui l’a interviewé en exclusivité demain sur l’antenne d’ODS radio lors de la retransmission du match ETG-Lille. (invité également : Bertrand Laquait)

Retrouvez également Jérôme Leroy dans C Le Talk sur la chaine CFOOT lundi soir à partir de 19h40.