Fabrice, votre équipe traverse actuellement une mauvaise passe, puisqu’elle reste sur quatre nuls et quatre défaites.

Pourtant, on joue plutôt bien, mais on commet des petites erreurs qui nous coûtent très cher. On donne des buts cadeaux à nos adversaires.

Cette situation vous inquiète-t-elle ?

Pas du tout. De toute manière, on s’attendait à ne pas jouer le haut de tableau. La plupart des joueurs ont surtout joué en Ligue 2, beaucoup n’ont jamais évolué en Ligue 1. On leur parle beaucoup, mais certains n’ont que 19 ou 20 ans. Et quand il y a une erreur, ça se retourne vite contre nous. C’est l’apprentissage du haut niveau.

D’après le journal L’Équipe, vous étiez en difficulté en défense samedi devant Saint-Etienne (défaite 1-2) ?

Franchement, j’ai fait un bon match, je ne comprends pas trop. Vous savez, sur d’autres matches, L’Équipe m’a bien noté alors que Bernard Casoni (Ndlr : son entraîneur) m’a trouvé nul. Non, samedi, j’ai joué plutôt juste, sans erreurs. Mais les notes, ça fait longtemps que je ne m’en fais plus.

Êtes-vous satisfait d’avoir retrouvé la Ligue 1 cet été ?

Oui, tout se passe bien du côté d’Evian depuis que j’y suis arrivé. Cela change évidemment de Cologne. Je suis passé d’une métropole d’1,5 million d’habitants à une petite ville. Ce n’est pas le même niveau de vie ni le même rythme. Et il y a du changement aussi au niveau des stades et des ambiances. L’Allemagne est vraiment un autre monde.

Le jeu change aussi, non ?

En France c’est beaucoup plus tactique, plus posé. En Allemagne, ça va devant, derrière, ça joue à 100 à l’heure tout le match. Ici, on n’a surtout pas envie d’encaisser un but, ça joue donc derrière et ça part en contre. C’est vraiment différent.

Que pensez-vous de Sochaux, que vous affrontez ce samedi ?

Je n’ai pas trop suivi son parcours, car je cherche encore une maison et n’ai pas Canal +. Mais ce match va être sympa. C’est pas loin de chez moi (Ndlr : Petit-Landau), il y aura de nombreux proches et amis dans le stade. J’ai eu un paquet de demandes d’invitations (rires)…

Source : Le Pays