Pascal Dupraz

Après une nouvelle défaite de l’ETG hier soir face à Montpellier, les choses se compliquent encore un peu plus. Même si l’équipe reste à un point de Reims et de la 17eme place, on est encore l’équipe la moins efficace des matchs retours avec 4 points pris alors que Sochaux en a pris 11, Ajaccio 10 et que Troyes et Nancy en ont marqué 7. Il n’y a que Brest qui puisse faire moins bien en cas de défaite cet après-midi à Bordeaux.

Et clairement cette fois dans les commentaires des supporters, leur patience est arrivée à sa limite. Et les cibles sont toujours les mêmes, en premier lieu l’entraineur. La question n’est pas ici de le défendre pour ses choix. Moi non plus je n’ai pas compris la titularisation de Mongongu à droite, moi non plus je n’ai pas compris l’entrée de Tie Bi plutôt que celle de Diogo Compos. Mais au delà du fait que je sache que pour comprendre le choix d’un entraineur, il faudrait être en possession de toutes les informations qui le poussent à faire ce choix, je trouve qu’on se trompe de défouloir.

Il reste 12 matchs de championnat, et si on ne peut pas se satisfaire du spectacle et du classement, n’oublions pas non plus qu’on a été nourris au caviar depuis 2 ou 3 saisons avec des places au classement qui étaient inespérées. Aujourd’hui, on retourne au régime qui est le nôtre : celui du reblochon. Alors oui, souvent les nouveaux riches ont du mal à accepter de revenir à leur alimentation normale. Mais il faut aussi ouvrir les yeux, on ne peut pas faire des miracles éternellement avec un budget parmi les plus modeste de son championnat.

17eme budget de Ligue 1, l’ETG est 18eme. Pas de quoi crier à l’arnaque non plus. D’autant que désormais on est trop proches de la fin pour changer d’entraineur. Pascal Dupraz a dit qu’il assumerait ses responsabilités en cas d’échec (et donc de relégation), je pense qu’on peut le croire, mais en attendant il reste 12 équipes à affronter, 36 points à prendre, avec des matchs décisifs face à Sochaux, Reims et Troyes. Techniquement, il « suffit » de battre Reims chez nous et de faire sur les 11 autres matchs au moins aussi bien qu’eux pour se maintenir.

Alors on peut passer 12 matchs de championnat à pester sur les choix de Pascal Dupraz, à répéter qu’on est déjà en Ligue 2… Ou bien continuer à soutenir nos joueurs, leur montrer qu’on est présents, qu’on croit en eux, et de faire avec les choses qui ne nous plaisent pas.

Pour cela je serai présent demain à l’entrainement à Annecy-le-Vieux pour montrer qu’ils doivent encore se battre et qu’on croit encore en eux. Parce que c’est dans la tempête qu’on reconnait ses vrais amis.