Vendredi soir, l’ETG FC était sous le feu de tous les projecteurs, en ouverture de la 13è journée de Ligue 1 face à l’AS Monaco. Jouant sans pression grâce à leur avance sur la zone de relégation, les Roses se sont faits plaisir et ont fait plaisir à leurs supporteurs, dans ce stade Louis II où ne résonnaient que les encouragements des kops haut-savoyards.

Tout était réuni pour que les Croix de Savoie fassent sensation. Seuls les pronostics annonçaient l’impossible, un match à sens unique. L’ETG est toujours où on ne l’attend pas : en obtenant le match nul (1-1) en principauté, les hommes de Pascal Dupraz ont fait taire beaucoup de leurs détracteurs. Ceux critiquant leur jeu, leur présence en Ligue 1, ou les envoyant au casse-pipe depuis trois ans.
Ce  point obtenu n’est pas cher payé, la victoire était à la portée des Haut-Savoyards. Des spécialistes footballistiques à l’entraîneur monégasque Claudio Ranieiri, tous s’accordent au fait que l’ETG méritait de l’emporter.

Une prestation homogène, des joueurs solidaires dont certaines recrues qui montent en puissance dont Sabaly, impeccable dans son couloir gauche et Dan Nistor, très intéressant offensivement. Daniel Wass, comme un poisson dans l’eau en milieu droit, inscrit son deuxième but en deux rencontres et permet à son équipe de signer un quatrième match consécutif sans défaite.
Les Roses parviennent à enchaîner. Tiendraient-ils enfin le bon bout ? A seulement trois points de Reims, sixième, les Croix de Savoie peuvent continuer de rêver. Avec un tel niveau, le maintien ne devrait pas être un problème, encore faut-il parvenir à rester constant, ce qui a toujours constitué le défaut majeur de cette équipe.

Avant toute chose, l’ETG FC a montré aux amateurs du football français qu’ils méritaient leur place et qu’ils n’étaient pas simplement  l’équipe au maillot le plus moche de Ligue 1, qu’ils ne servaient pas aux grosses équipes à prendre des points, bien au contraire. Après Lyon en début de saison, Monaco a bien failli y passer, mais les Roses ont manqué de réalisme, en atteste le face-à-face manqué de Sougou. L’exploit était proche. Se sentant encore considéré comme une petite écurie de Ligue 1, Pascal Dupraz se permet de rêver : « Un jour peut-être, nous serons respectés comme les autres équipes ». Avec de tels matches, la reconnaissance surviendra forcément, tôt ou tard.

Alexandre Muffon (@AlexMuffon)